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Recruter en alternance : quel contrat choisir ?

À l’instar de nombreux employeurs, vous êtes assailli de demandes d’embauche en alternance ou d’accueil en stage professionnel ? Il est parfois difficile de s’y retrouver dans la jungle des différents dispositifs existants, d’autant qu’ils ont beaucoup évolué. Récapitulatif des possibilités, contrat par contrat, pour vous permettre de prendre les bonnes décisions !

Le contrat d’apprentissage : l’alternance à la mode formation

CAP (certificat d’aptitude professionnelle), BP (brevet professionnel), Bac Pro, BTS (brevet de technicien professionnel), DUT (diplôme universitaire de technologie), Licence ou encore Master… La grande majorité des diplômes de l’enseignement secondaire et supérieur peuvent être préparés en alternance.

Pour cela, les étudiants doivent signer un contrat d’apprentissage avec un employeur, d’une durée de 6 à 36 mois selon la formation suivie.

L’apprenti alterne alors périodes en entreprise et périodes en formation, selon un rythme qui diffère en fonction des filières et des établissements pédagogiques : temps partagé en semaine, 1 semaine sur 2, 2 semaines consécutives sur 4…

En théorie, le contrat d’apprentissage a pour vocation de s’inscrire dans une poursuite d’études. Son fonctionnement a dès lors une logique formative forte : jusqu’à 50 % du temps est passé en cours, et le travail en entreprise est encadré par un tuteur désigné.

L’apprenti n’en reste pas moins un salarié : il est rémunéré sur la base d’un montant brut mensuel variant de 410,70 € (27 % du SMIC) à 1186,60 € (78 % du SMIC) en fonction de son âge et de son nombre d’années dans l’entreprise (hors heures supplémentaires). Ce salaire est exonéré de cotisations sociales, et l’embauche en apprentissage peut permettre à l’employeur de prétendre à une prime annuelle de 1000 €, ainsi qu’à un crédit d’impôt.

Bon à savoir : dans le cadre du plan de relance économique du gouvernement, les employeurs recrutant un apprenti entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021 bénéficieront d'une aide financière majorée à 5 000 € pour les apprentis mineurs, et à 8 000 € pour les apprentis majeurs (préparant un diplôme ou un titre à finalité professionnelle pouvant aller du CAP à la Licence). Pour en savoir plus, c'est par ici !

> Jetez-y aussi un œil : L’alternance fait peau neuve : tous les changements de 2019

Le contrat de professionnalisation : la voie vers l’insertion

Intégré plus récemment à la législation, le contrat de professionnalisation relève du régime de la formation continue . Il a donc une finalité plus directement professionnelle, et vise à acquérir des compétences complémentaires (sanctionnées notamment par une certification ou une qualification professionnelle), en vue d’entrer dans la vie active. C’est pourquoi il prévoit un temps de formation moins important qu’en apprentissage : 25 % maximum sauf exception. Le contrat est aussi plus court : de 6 à 12 mois, prolongeables jusqu’à 3 ans dans certains cas.

À la différence du contrat d’apprentissage, les bases de rémunération dépendent ici non seulement de l’âge de l’alternant, mais aussi de son niveau de qualification : elles peuvent ainsi aller de 836,67 € à 1216,98 € bruts en 2019.

> Bon à savoir : contrat d’apprentissage comme contrat de professionnalisation peuvent prendre la forme d’un CDD ou d’un CDI ! Dans ce deuxième cas, la période d’alternance de début de contrat se poursuit automatiquement par une relation contractuelle à durée indéterminée.

> À lire absolument : Recruter en combinant alternance et intérim, c’est aussi possible !

Alternance et stage de professionnalisation : à bien distinguer 

Attention : CAP, Bac Pro ou encore Licence professionnelle peuvent aussi être obtenus dans le cadre d’un parcours scolaire classique, c’est à dire sans alternance. Mais leur obtention suppose toutefois de réaliser des stages en entreprise, dont la durée peut être conséquente :

  • 12 à 16 semaines réparties sur les 2 années de CAP ;
  • 22 semaines réparties sur les 3 années de Bac pro ;
  • 8 à 16 semaines réparties sur les 2 années de BTS ;
  • 12 à 16 semaines pendant l’année de Licence professionnelle…

Ces périodes de stage ne sont pas pour autant assimilables à de l’alternance. Il s’agit de périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) qui relèvent du régime juridique du stage.

Concrètement, une convention de stage est signée entre l’employeur, l’étudiant et son établissement d’enseignement : l’étudiant accueilli ne peut pas remplacer un salarié absent, assurer une fonction permanente de l’entreprise, ni compenser une hausse d’activité. L’objectif est ici l’immersion et la formation.

Côté rémunération, tout stage dont la durée totale excède 2 mois doit être indemnisé à hauteur de 3,75 € de l’heure (15 % du plafond de la Sécurité sociale). Et attention : si votre entreprise compte moins de 20 salariés, vous ne pouvez pas accueillir plus de 3 stagiaires simultanément la même semaine.

La Grande école de l’alternance d’Adecco , vous connaissez ? Une initiative inédite qui nous permet de sélectionner nous-mêmes vos candidats, de les former ou de les accompagner au sein de votre entreprise. Et ceci, sous le régime du CDD, du CDI ou même de l’intérim ! Une solution clé en main pour éviter les erreurs de casting.

Prévenir et surmonter les difficultés : quels organismes les TPE-PME peuvent-elles solliciter ?

Difficultés de trésorerie, marge insuffisante, problématiques de gestion du personnel, baisse d’activité… Autant de signaux d’alerte que les TPE-PME ne doivent pas négliger, mais analyser de façon très réactive pour pouvoir rebondir. Cependant, cette nécessité se heurte souvent au manque de temps, de recul, mais aussi à l’isolement de certains chefs d’entreprise. C’est justement pour les soutenir que plusieurs acteurs phares de l’activité économique mettent à leur disposition une palette d’actions et d’interventions afin de les aider à dépasser les moments critiques de leur vie d’entrepreneur.

Le recrutement boomerang : une formule gagnant-gagnant

Connaissez-vous le point commun entre l’ancien patron d’Apple Steve Jobs, le footballeur de Manchester United Paul Pogba, le fondateur et PDG de Twitter Jack Dorsey et l’actionnaire principal de Starbucks, Howard Schultz ? Ils ont tous quitté leur entreprise pour mieux y revenir quelques années plus tard. On parle alors de « salariés boomerang », ou de « recrutement boomerang ». Un phénomène qui se développe depuis quelques années, autant dans les grandes entreprises que les TPE et PME, et qui peut s’avérer gagnant pour toutes les parties.

La GRH repensée à l’heure du Coronavirus

Que leurs entreprises aient suspendu leur activité, qu’elles fonctionnent en mode dégradé ou qu’elles soient au contraire mobilisées tous azimuts pour assurer la continuité de la vie du pays, les acteurs des ressources humaines sont tous aux avant-postes face à cette situation inédite… La gestion de crise, comme les perspectives d’après-crise, mettent en lumière la multi dimensionnalité des responsabilités des professionnels RH et leur rôle pivot dans l’entreprise ; professionnels dont le métier avait encore parfois tendance, jusqu’ici, à être réduit à sa seule expression administrative.

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