Intelligence artificielle et RH : la pré-qualification des candidats

Ce n’est un secret pour personne : au cœur de la transformation numérique, les ressources humaines se digitalisent. Pas question, cependant, de penser que vous allez bientôt être remplacé·e par des robots. Au contraire : avec l’intelligence artificielle, de nouveaux outils peuvent vous aider à éliminer les tâches chronophages et à vous concentrer sur les missions à forte valeur ajoutée. Par exemple ? La fastidieuse pré-qualification des candidats !

L’essor de l’intelligence artificielle pour pré-qualifier les candidats

La pré-qualification des candidats grâce à l’intelligence artificielle n’a rien de la science-fiction : diverses solutions ont déjà fait leur apparition, à l’image du logiciel Vera, mis au point par une startup russe et utilisé par plus de 300 grandes entreprises (1), ou du « CV Catcher », qui a convaincu plusieurs groupes français comme la SNCF, la BPI ou encore Axa (2). Ces outils se chargent de passer au crible les CV des candidats en les comparant aux critères du poste à pourvoir.

Ainsi, l’intelligence artificielle permet de faire un premier tri parmi une multitude de CV et de pré-qualifier les candidats qui seront appelés à participer aux prochaines étapes du recrutement. Il ne s’agit pas d’éliminer des profils de façon hasardeuse, mais de vous aider à opérer une sélection de premier niveau. Autrement dit, de vous simplifier la vie !

Découvrez aussi comment lire entre les lignes d’un CV

IA et pré-qualification : comment ça marche ?

L’intelligence artificielle identifie des candidats sur les bases de données en ligne et passe leurs CV au tamis. Un algorithme compare les conditions exigées pour un poste donné avec les informations fournies par les candidats, en prenant en compte différents critères : niveau de formation, compétences, expérience professionnelle, lieu de résidence…

Attention, cependant : même l’algorithme le plus perfectionné ne peut remplacer l’œil humain. Certains symboles typographiques peuvent échapper à la vigilance des outils, à l’instar des petits pictogrammes que des candidats placent à côté d’une compétence pour indiquer le niveau de maîtrise. Et les soft skills ne peuvent être détectés qu’avec votre regard expert !

Les autres avantages de l’IA pour le recrutement

Au-delà de la présélection des candidats via le sourcing autonome, l’intelligence artificielle revêt d’autres avantages pour le recrutement. En voici un aperçu !

  • Pratiquer le « matching affinitaire » : l’intelligence peut s’intéresser à la personnalité des candidats et s’assurer qu’ils s’inscrivent bien dans la culture de l’entreprise.
  • Aider aux entretiens de recrutement. Des outils tels que Tone Analyzer ou Speech-to-Text permettent d’analyser le discours d’un candidat, depuis son débit de parole jusqu’au vocabulaire employé (3).
  • Simplifier la prise de décision quant à la mobilité. Des analyses de données peuvent servir à repérer les candidats susceptibles d’accepter des déplacements réguliers ou des postes loin de chez eux.
  • Répondre aux questions des candidats grâce à un chatbot. L’IA offre également l’opportunité d’automatiser les réponses aux questions récurrentes des candidats (ou des employés) pour les guider dans leurs recherches. Le chatbot emploi que nous avons lancé sur Facebook Messenger en est un bel exemple !

Pour aller plus loin : Attirez de nouveaux talents avec l’inbound recruiting !

49 % des recruteurs se disent satisfaits par les outils d’intelligence artificielle (4). Cette dernière a l’avantage de renforcer leur rôle sans chercher à le remplacer, et de les débarrasser de tâches à faible valeur ajoutée tout en remettant l’humain au cœur des RH !

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(1) La Croix, Vera, l’intelligence artificielle qui recrute (presque) à la place des DRH

(2) 20 minutes, Une intelligence artificielle utilisée pour étudier les CV des candidats

(3) Digital Recruiters, Pourquoi l’IA ne remplacera jamais les tripes d’un bon recruteur

(4) Jobvite, Automation Nation Report: Recruiter Perspectives on an Automated Future

Crédit photo : Fotolia / Denisismagilov

2 dispositifs facilitant le recrutement dans les quartiers prioritaires (part.2)

Le dispositif des emplois francs et le « Paqte avec les quartiers pour toutes les entreprises » (PAQTE) incitent de plus en plus d’employeurs à recruter des collaborateurs vivant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Au-delà d’un effet d’affichage, cet engagement sociétal profite avant tout à l’efficacité des stratégies RH et à la performance des entreprises. Explications.

Quartiers prioritaires : des réservoirs de talents à recruter (part.1)

Face à des besoins de recrutement de plus en plus difficiles à satisfaire, nombreux sont les employeurs qui n’hésitent plus à réaliser un sourcing actif auprès des candidats résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Une tendance qui s’explique en partie par une employabilité croissante de leurs jeunes candidats à l’emploi, soulignée par l’Observatoire national de la politique de la ville dans son dernier rapport.

Intelligence émotionnelle : un nouveau test indispensable au recrutement

L’intelligence émotionnelle, vous connaissez ? Il s’agit de l’une de ces fameuses compétences douces (ou « soft skills ») qui confèrent une forte valeur ajoutée professionnelle, au-delà des seules compétences techniques. Une personne dotée d’intelligence émotionnelle est ainsi capable d’identifier les émotions, chez elle comme chez autrui, et d’élaborer une réaction appropriée. Des aptitudes dont l’évaluation s’avère essentielle lors du recrutement.

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