Recrutement : les questions à ne pas poser en entretien d’embauche
Recrutement : les questions à ne pas poser en entretien d’embauche

Recruter est un métier. Et faire passer un entretien d’embauche est un champ de mines pour qui ne s’y est pas préparé ! Respirez et prenez des notes : Adecco vous a listé les questions à ne jamais poser et / ou à éviter… même en terrain déminé !

À bannir : les questions illégales

Certaines questions ne doivent JAMAIS franchir le seuil de vos lèvres. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elles sont illégales ! Ne l’oubliez pas : « les informations demandées […] doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé ou avec l’évaluation des aptitudes professionnelles ». Et c’est le Code du travail qui le dit !

Êtes-vous marié ? Avez-vous des enfants ?

En théorie, la situation familiale est hors-limites. En pratique, elle peut être pertinente en cas de contraintes particulières : déplacements fréquents, horaires décalés… Quoiqu’il arrive, prudence : la question reste litigieuse.

Avez-vous des antécédents judiciaires ?

Attention, danger… La question est illégale, sauf dans le cas d’une réglementation spécifique exigeant un casier judiciaire vierge.

Êtes-vous croyant ? Syndiqué ? Malade ? Quels sont vos préférences sexuelles, vos tendances politiques, vos origines ?

Jamais ! Toute question touchant à la vie personnelle et sans rapport avec les exigences du poste doit être définitivement rayée de vos fiches. Illégales et discriminatoires, elles font plus de mal que de bien des deux côtés de la table.

À éviter : les questions inutiles

Vous tenez un candidat rare pour un métier pénurique ? Ne le faites pas fuir avec une question maladroite !

Êtes-vous habitué à travailler avec une équipe de femmes / d’hommes ?

Justifiée ou pas, la question est sexiste. Le candidat ne connaît pas votre entreprise et peut, à cause d’une seule question maladroite, mal interpréter l’entretien et se tourner vers une autre entreprise…

Avez-vous un problème avec les heures supplémentaires ?

Un candidat ne répondra jamais « oui » ! Mieux vaut exposer dès le départ les implications du poste, heures supplémentaires incluses. Bien présentées, elles peuvent même se transformer en avantages : revenus supplémentaires, compensations…

Où vous voyez-vous dans dix ans ?

Les candidats ne vous diront pas : « À votre place ! ». Pourtant, ils sont un certain nombre à le penser… et à mentir pour décupler leurs chances d’avoir le poste. Alors, pourquoi poser cette question en entretien d’embauche ?

À reformuler : les questions bancales

Certaines questions bancales, pourtant classiques, ne rendent service ni au candidat, ni au recruteur. Reformulez-les et le tour est joué !

Pourquoi vous plutôt qu’un autre ?

Le candidat ne connaît pas les autres profils sélectionnés. Comment pourrait-il vous répondre ? Interrogez-le plutôt sur ce qu’il pense pouvoir apporter à l’entreprise, vous obtiendrez des informations bien plus pertinentes.

Quels étaient les points faibles de votre précédent poste / employeur ?

Voilà qui place un candidat dans une position franchement inconfortable… Prenez du recul : que vous apporterait la réponse ? Pourquoi ne pas l’interroger plutôt sur ce qu’il attend de son futur poste ou de son futur manager ?

Parlez-moi de vous…

Il ne s’agit pas d’une question ! Pour une réponse précise, posez une question précise : pourquoi avoir choisi ce métier ? Quel est votre parcours ? Quels sont vos points forts et vos points faibles ?

À lire également : 7 étapes à suivre pour mieux recruter

Vous êtes amené à faire passer un entretien d’embauche ? Pas de panique, quelques astuces suffisent à transformer l’essai. Retenez les essentiels et faites-vous confiance : le reste suivra… et le recrutement réussira !

Crédit photo : Pexels / Skitterphoto

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