Intérim et handicap : un pari ? Non, une réalité !

Depuis 2016, Prism’Emploi a engagé de nombreuses actions afin de faire du secteur du travail temporaire un des acteurs phares de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Un défi humain et social de taille, soutenu par de nouvelles mesures tant émancipatrices que facilitatrices.

Intégration du handicap : les entreprises d’intérim s’engagent

Prism‘emploi est une organisation professionnelle rassemblant plusieurs centaines d’entreprises de travail temporaire et d’agences d’emploi. Sa mission : promouvoir l’engagement social et économique de ses adhérents. Le 20 septembre 2018, Prism’Emploi a justement signé avec le gouvernement une nouvelle convention en faveur des travailleurs intérimaires handicapés. La charte, qui s’inscrit dans le cadre de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, propose plusieurs axes de changement :
  • développer la collaboration et les partenariats entre l’ensemble des acteurs du travail intérimaire ;
  • mettre en place de nouveaux parcours de formation professionnelle ;
  • réaliser un travail d’information à destination des agences d’emploi afin d’augmenter le taux de recrutement des personnes handicapées.

À court terme, les 600 entreprises adhérentes de Prism’Emploi souhaitent ainsi pouvoir proposer spontanément à leurs différents clients des candidatures de travailleurs handicapés, et encourager ces derniers à venir postuler davantage au sein de leurs agences. De quoi créer au fil du temps de véritables pépinières de talents !

Obligation d’emploi de travailleurs handicapés : quid de l’intérim ?

Si la signature de cette convention a été l’occasion de définir de nouvelles stratégies d’action, elle a également permis de revenir sur l’Obligation d’Emploi de Travailleurs Handicapés (OETH). Cette loi oblige les entreprises d’au moins 20 salariés à employer des personnes en situation de handicap, à raison de 6 % minimum de leur effectif.

Le recrutement d’un collaborateur intérimaire handicapé entre directement dans le cadre de l’obligation d’emploi. Un calcul au prorata de sa présence au sein de votre entreprise est alors réalisé.

> Bon à savoir : Prism’Emploi a guidé et formé plus de 3000 travailleurs handicapés ces dernières années : 70 % d’entre eux ont ensuite été embauchés par l’entreprise dans laquelle ils avaient effectué leur mission d’intérim. Plutôt motivants comme chiffres, non ?

> Déclaration obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés (DOETH) : on fait le point !

Le handicap : un nouveau motif de recours à l’intérim pour les entreprises

Autre nouveauté de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel : depuis le 1er janvier 2019, le handicap d’un salarié constitue en soi un motif de recours à l’intérim et ce, sans justification complémentaire. De quoi favoriser l’intégration professionnelle des intérimaires en situation de handicap et offrir aux entreprises davantage de flexibilité.

Ce dispositif est en phase de test jusqu’au 31 décembre 2021 et constitue l’un des points clés de la nouvelle charte. Des suivis annuels, ainsi qu’un bilan final en mars 2022, sont déjà programmés afin de mesurer les progrès réalisés.

Adhérent de Prism’emploi, le groupe Adecco conduit depuis de nombreuses années une politique volontariste en faveur de l’intégration professionnelle des travailleurs handicapés. Nous avons offert notre expertise dans le domaine de l’emploi des personnes en situation de handicap à près de 5000 de nos clients en 2018. Prêt à les rejoindre vous aussi ?

Le bilan d’intégration : un moment essentiel du recrutement

Offre d’emploi, pré-sélection, entretien de recrutement, embauche puis, accueil au sein de vos équipes : toutes ces étapes du recrutement font évidemment partie de votre boîte à outils de recruteur. Mais attention à ne pas relâcher trop tôt vos efforts ! L’organisation d’un bilan d’intégration, voire de plusieurs, peut s’avérer indispensable pour sécuriser votre recrutement.

2 dispositifs facilitant le recrutement dans les quartiers prioritaires (part.2)

Le dispositif des emplois francs et le « Paqte avec les quartiers pour toutes les entreprises » (PAQTE) incitent de plus en plus d’employeurs à recruter des collaborateurs vivant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Au-delà d’un effet d’affichage, cet engagement sociétal profite avant tout à l’efficacité des stratégies RH et à la performance des entreprises. Explications.

Quartiers prioritaires : des réservoirs de talents à recruter (part.1)

Face à des besoins de recrutement de plus en plus difficiles à satisfaire, nombreux sont les employeurs qui n’hésitent plus à réaliser un sourcing actif auprès des candidats résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Une tendance qui s’explique en partie par une employabilité croissante de leurs jeunes candidats à l’emploi, soulignée par l’Observatoire national de la politique de la ville dans son dernier rapport.

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