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Prêt et mutualisation de main-d’œuvre : les conditions du recrutement collaboratif

Transport, hébergement, loisirs… Les codes des différents secteurs de la consommation ont été bouleversés ces dernières années par la montée en charge du nouveau référentiel collaboratif. Et le monde du recrutement et de la gestion des ressources humaines ne fait pas exception ! Partager, mutualiser, coopérer : voici les maîtres-mots d’une nouvelle logique qui séduit de plus en plus les employeurs en quête de profils en pénurie et de souplesse contractuelle. Sous quelles modalités concrètes ? Explications.

Le prêt de main-d’œuvre entre entreprises : une solution très encadrée

Un de vos partenaires connaît une petite baisse d’activité, alors que vous avez au contraire besoin de renforcer temporairement votre équipe ? Envisager qu’il vous prête ponctuellement un de ses collaborateurs paraît de prime abord une solution évidente !

Pour autant, cette opération apparemment anodine suppose de respecter un certain formalisme :

  • premièrement, le salarié mis à disposition doit être d’accord et accepter la signature d’un avenant très précis à son contrat de travail ;
  • deuxièmement, une convention doit être signée par les deux entreprises ;
  • troisièmement, en aucun cas ce prêt ne peut être à but lucratif ! Seuls les salaires versés, les charges sociales et les frais professionnels doivent être facturés à l’entreprise utilisatrice. À défaut, de lourdes sanctions peuvent être appliquées. En effet, seules les agences d’intérim sont en droit de rémunérer le service de mise à disposition de collaborateurs occasionnels.

Dans ce cadre, l’entreprise prêteuse reste l’employeur du salarié : elle conserve son pouvoir disciplinaire, et les dispositions conventionnelles dont elle relève continuent de bénéficier au salarié.

> Bon à savoir : depuis le 1er janvier 2018, grâce aux ordonnances Macron, certaines entreprises peuvent prêter leurs collaborateurs, contre une refacturation inférieure au coût réel du salarié ou de façon complètement gratuite ! Mais ces dispositions ne concernent que les groupes de 5 000 salariés ou plus, mettant leurs collaborateurs à disposition de jeunes structures de moins de 8 ans d’ancienneté et comptant moins de 250 salariés.

> À lire aussi : L’intérim, un bon moyen pour trouver la perle rare ?

Le groupement d’employeurs, pour mutualiser ses forces vives

Autre solution pour envisager une stratégie de recrutement collaboratif, mais cette fois-ci sur la durée : intégrer un groupement d’employeurs, c’est-à-dire une association ou une société coopérative qui sera elle-même employeuse de salariés en CDI.

Ceux-ci sont ensuite mis à disposition de chacune, en fonction de ses besoins : à temps partiel chaque semaine, durant certaines saisons seulement, etc. Pour en bénéficier, les entreprises doivent s’acquitter d’un droit d’entrée initial dans le groupement, et d’une cotisation annuelle proportionnelle à leur utilisation de la main-d’œuvre partagée.

Les entreprises sont de plus solidairement responsables des éventuelles dettes sociales et fiscales du groupement. L’intégrer n’est donc pas anodin, et suppose de se projeter à moyen ou long terme dans ce partenariat.

Le Pôle de compétences partagées : pour allier collaboratif et flexibilité

Il ne s’agit pas d’un dispositif porté par l’État, mais d’une initiative inédite du groupe Adecco lui-même !

Constat : de très nombreuses entreprises se heurtent à des difficultés de recrutement, liées à une pénurie de candidats et/ou à des conditions d’emploi peu attractives (temps partiel, travail saisonnier, etc.).

Solution : constituer pour elles un vivier de talents à l’échelle d’un bassin d’emploi, dédié à 5 ou 6 entreprises du même secteur d’activité, afin de leur permettre d’externaliser de façon efficace une partie de leur main d’œuvre, et de dépasser leurs difficultés de recrutement. Les salariés, embauchés par Adecco en CDI intérimaire, sont aussi formés dans le cadre du Pôle afin de correspondre au plus près aux besoins de qualification du secteur.

Inspiré du modèle du groupement d’employeurs, le Pôle de compétences offre toutefois davantage de flexibilité, sans engagement commercial à la clé. Il permet ainsi aux entreprises de bénéficier d’une main-d’œuvre disponible, formée et fidélisée, sans contrainte de gestion… mais aussi de pouvoir embaucher directement les talents du Pôle avec qui ils auront eu le temps d’apprendre à travailler. Tenté par un essai ?

En savoir plus sur les Pôles de compétences partagées d’Adecco

Impulsés depuis 2016, les Pôles de compétences partagées d’Adecco ont prouvé leur succès. Ils sont plus de 40 aujourd’hui, répartis sur tout l’Hexagone et répondant aux besoins de multiples secteurs d’activité : industrie automobile, aéronautique, BTP, logistique… Contactez-nous pour savoir si votre bassin d’emploi en profite déjà lui aussi ! Et pour tous vos besoin de recrutement, rendez-vous sur Mon Agence En Ligne pour être accompagné !

Quartiers prioritaires : des réservoirs de talents à recruter (part.1)

Face à des besoins de recrutement de plus en plus difficiles à satisfaire, nombreux sont les employeurs qui n’hésitent plus à réaliser un sourcing actif auprès des candidats résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Une tendance qui s’explique en partie par une employabilité croissante de leurs jeunes candidats à l’emploi, soulignée par l’Observatoire national de la politique de la ville dans son dernier rapport.

Intelligence émotionnelle : un nouveau test indispensable au recrutement

L’intelligence émotionnelle, vous connaissez ? Il s’agit de l’une de ces fameuses compétences douces (ou « soft skills ») qui confèrent une forte valeur ajoutée professionnelle, au-delà des seules compétences techniques. Une personne dotée d’intelligence émotionnelle est ainsi capable d’identifier les émotions, chez elle comme chez autrui, et d’élaborer une réaction appropriée. Des aptitudes dont l’évaluation s’avère essentielle lors du recrutement.

Recruter en alternance : une stratégie RH porteuse de sens

En janvier 2019, près de 263 000 salariés travaillaient sous contrat de professionnalisation, et presque 450 000 sous contrat d’apprentissage (1). Des chiffres qui augmentent significativement : depuis 2017, on enregistre une évolution de + 16 % pour les contrats de professionnalisation, et de + 7 % pour l’apprentissage. L’alternance séduit donc de plus en plus les employeurs à la recherche de nouveaux talents… et pour de bonnes raisons  !

Les réflexes RH à adopter pour bien démarrer la rentrée

Le mois de septembre est déjà là, et vous êtes fermement décidé à aborder cette nouvelle rentrée en partant du bon pied ? Bravo ! Il n’est jamais trop tard pour remettre les pendules à zéro et changer d’habitudes pour optimiser ses pratiques professionnelles. Nous vous proposons un objectif à cet effet : ne pas vous isoler dans la gestion de vos problématiques de recrutement, mais élargir vos horizons en mobilisant mieux les ressources de votre écosystème !

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