L’alternance professionnelle fait peau neuve

Besoin de collaborateurs formés à vos méthodes spécifiques de travail, et dont la montée en compétences progressive profitera au développement de vos activités ? Pensez alternance ! D’autant que la loi Avenir professionnel a notablement modifié les modalités de ses différents dispositifs. On vous explique.

Apprentissage : un contrat qui prend de l’envergure

De juin 2017 à mai 2018, ce ne sont pas moins de 307 000 nouvelles embauches en contrat d’apprentissage qui ont été signées. Un résultat record, jamais égalé depuis 2013, et qui connaît une évolution annuelle de 5,3 %.

Cette tendance ne sera que renforcée cette année dans la mesure où ce dispositif de formation professionnelle a été considérablement étendu depuis le 1er janvier 2019 :

  • jusqu’ici réservé aux 16-26 ans, l’apprentissage est désormais ouvert jusqu’à 29 ans révolus ;
  • les nouveaux contrats peuvent être initiés à tout moment de l’année (et non plus seulement de septembre à décembre), ce qui offre une flexibilité certaine aux employeurs ;
  • la durée minimale du contrat d’apprentissage est descendue de 1 an à 6 mois ;
  • le temps de travail des apprentis peut dépasser les 35 heures et aller jusqu’à 40 heures par semaine ;
  • les modalités de rupture des contrats ont été assouplies : plus besoin de passer systématiquement devant les Prud’hommes quand la rupture est à l’initiative de l’employeur.

De quoi inciter les entreprises à profiter encore davantage de l’opportunité de recrutement et d’onboarding que représente l’apprentissage.

Bon à savoir : des passerelles de « prépa-apprentissages » ont été instituées, pour permettre une éventuelle remise à niveau des candidats-apprentis qui le nécessitent.

> Recruter des intérimaires en alternance, c’est possible !

Contrat de professionnalisation : une évolution en cours d’expérimentation

Là encore, que du neuf ! Double objectif : toucher davantage les demandeurs d’emploi éloignés du marché du travail et répondre plus précisément aux besoins de compétences des entreprises.

Jusqu’ici, les salariés embauchés sous contrat de qualification devaient suivre parallèlement une formation théorique certifiante ou qualifiante : ce n’est plus une obligation en 2019, et ce sur une période expérimentale de 3 ans. Employeur et salarié définissent désormais ensemble les compétences et savoir-faire qui feront l’objet de la formation, afin que celle-ci vienne précisément répondre aux priorités de l’entreprise et à l’employabilité attendue du salarié.

Les 6 différences entre l’alternance intérimaire et l’alternance «classique »

Autre avantage de la réforme : les contrats de professionnalisation peuvent s’étendre jusqu’à 36 mois, au lieu de 24.

Pro-A : l’alternance au service de l’évolution professionnelle

Ce nouveau dispositif remplace l’ex-période de professionnalisation, en la recentrant sur les travailleurs les moins qualifiés (avec un niveau de certification professionnelle inférieur à la licence).

Autre évolution : jusqu’ici essentiellement mobilisé dans une logique de maintien dans l’emploi, il vise maintenant en priorité le développement professionnel et la conversion des salariés en CDI, comme l’indique son intitulé complet : « reconversion ou promotion professionnelle par l’alternance ».

Bon à savoir : dans le cadre du plan de relance économique du gouvernement, les employeurs recrutant un apprenti entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021 bénéficieront d'une aide financière majorée à 5 000 € pour les apprentis mineurs, et à 8 000 € pour les apprentis majeurs (préparant un diplôme ou un titre à finalité professionnelle pouvant aller du CAP à la Licence). Pour en savoir plus, c'est par ici !

Connaissez-vous la Grande école de l’alternance d’Adecco ? Il s’agit d’une solution sur mesure pour vous permettre de recruter vos collaborateurs d’aujourd’hui tout en préparant leurs compétences de demain. Sélection, analyse, gestion administrative, ingénierie de formation et financement : notre équipe dédiée s’occupe de tout.

Prévenir et surmonter les difficultés : quels organismes les TPE-PME peuvent-elles solliciter ?

Difficultés de trésorerie, marge insuffisante, problématiques de gestion du personnel, baisse d’activité… Autant de signaux d’alerte que les TPE-PME ne doivent pas négliger, mais analyser de façon très réactive pour pouvoir rebondir. Cependant, cette nécessité se heurte souvent au manque de temps, de recul, mais aussi à l’isolement de certains chefs d’entreprise. C’est justement pour les soutenir que plusieurs acteurs phares de l’activité économique mettent à leur disposition une palette d’actions et d’interventions afin de les aider à dépasser les moments critiques de leur vie d’entrepreneur.

Le recrutement boomerang : une formule gagnant-gagnant

Connaissez-vous le point commun entre l’ancien patron d’Apple Steve Jobs, le footballeur de Manchester United Paul Pogba, le fondateur et PDG de Twitter Jack Dorsey et l’actionnaire principal de Starbucks, Howard Schultz ? Ils ont tous quitté leur entreprise pour mieux y revenir quelques années plus tard. On parle alors de « salariés boomerang », ou de « recrutement boomerang ». Un phénomène qui se développe depuis quelques années, autant dans les grandes entreprises que les TPE et PME, et qui peut s’avérer gagnant pour toutes les parties.

La GRH repensée à l’heure du Coronavirus

Que leurs entreprises aient suspendu leur activité, qu’elles fonctionnent en mode dégradé ou qu’elles soient au contraire mobilisées tous azimuts pour assurer la continuité de la vie du pays, les acteurs des ressources humaines sont tous aux avant-postes face à cette situation inédite… La gestion de crise, comme les perspectives d’après-crise, mettent en lumière la multi dimensionnalité des responsabilités des professionnels RH et leur rôle pivot dans l’entreprise ; professionnels dont le métier avait encore parfois tendance, jusqu’ici, à être réduit à sa seule expression administrative.

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