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Accidents en entreprise : bien les connaître pour mieux les prévenir

Le travail, c’est la santé ? Pas pour tous malheureusement… Selon le dernier rapport de l’Assurance Maladie – Risques professionnels , près de 633 000 accidents du travail sont survenus en 2017, auxquels il faut ajouter plus de 92 000 accidents de trajet. Derrière ces chiffres globaux, différentes réalités en fonction des secteurs d’activité, et autant de solutions pour penser prévention.

Les derniers chiffres en matière d’accidents du travail : restons vigilants !

Le nombre d’accidents du travail (AT) a certes légèrement augmenté entre 2016 et 2017 (+1,1 %), mais cette évolution tient surtout à la croissance globale des effectifs salariés pendant cette période. En moyenne, la tendance est toute autre puisque la fréquence des accidents du travail n’a jamais été aussi basse : elle a atteint en 2017 un taux historique de 33,4 accidents pour 1000 salariés (alors qu’elle était de 120 accidents pour 1000 salariés en 1946…).

Ces données moyennes cachent toutefois de fortes disparités. Certains secteurs pèsent en effet plus particulièrement sur la diminution des accidents. Le BTP, notamment, connaît une réduction continue de ses AT depuis 20 ans, et affiche cette année une baisse supplémentaire de 3 % (avec une fréquence qui est tout de même encore de 56,8 accidents pour 1000 salariés).

Mais à l’inverse, d’autres secteurs enregistrent une augmentation assez significative de sinistres, en particulier les services à la personne (services de santé, action sociale) et l’intérim : une évolution qui s’explique autant par la croissance de leurs effectifs que par l’aggravation de leur exposition aux risques…

Enfin, une récente étude de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail pointe un autre écart notable, cette fois entre les femmes et les hommes : de 2001 à 2016, le taux d’accident du travail des femmes salariées a augmenté de 30,5 %, alors que celui des hommes salariés a baissé dans la même proportion (-29 %)…

Des accidents de trajet qui prennent de la vitesse…

Quelles sont aujourd’hui les principales causes des accidents du travail ?

  • La manutention manuelle (51 %) ;
  • les chutes, de plain-pied (16 %) et de hauteur (12 %) ;
  • la manipulation d’outillage à main (8 %) ;
  • les accidents routiers (3 %).

Un autre type d’accidents concerne tout autant l’entreprise : les accidents de trajet , entendus comme survenant à l’occasion des déplacements « domicile-travail » et « travail-lieu de restauration ». Ils sont comptabilisés distinctement par l’Assurance Maladie - Risques professionnels, qui en recense 92 741 en 2017 (soit près de 6,5 millions de jours d’arrêt de travail indemnisés). Parmi eux, 60 % sont directement liés au risque routier : accident automobile ou de deux-roues motorisés.

Les accidents de trajet ont connu une forte évolution depuis 2014 (+7 %), et ont encore progressé de 4,3 % entre 2016 et 2017. Comment expliquer cette évolution ? Ses causes ne sont pas complètement objectivées, mais le stress, le manque de sommeil, les conditions de circulation de plus en plus difficiles ou bien l’usage du téléphone au volant y participent très certainement.

En 2012 déjà, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés soulignait l’importance de mieux sensibiliser les employeurs et leurs collaborateurs au risque trajet, dans un livre blanc dédié à cette problématique . Elle recensait à cet effet plusieurs leviers d’action, qui méritent d’être revisités :

  • l’ouverture au télétravail et à la flexibilisation des contraintes horaires des salariés ;
  • le développement de services de proximité pour réduire les déplacements évitables (restauration, crèches, conciergeries d’entreprise, salles de sport…) ;
  • l’encouragement de l’éco-conduite et du covoiturage ;
  • la promotion de la sécurité au volant ou au guidon

Autant de pistes d’évolution dont la mise en œuvre relève directement de la responsabilité sociale des entreprises, et pourrait pertinemment être articulée à l’élaboration de leur plan de mobilité (PDM).

>> Le plan de mobilité (PDM) : une autre façon de penser le bien-être des salariés

Quartiers prioritaires : des réservoirs de talents à recruter (part.1)

Face à des besoins de recrutement de plus en plus difficiles à satisfaire, nombreux sont les employeurs qui n’hésitent plus à réaliser un sourcing actif auprès des candidats résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Une tendance qui s’explique en partie par une employabilité croissante de leurs jeunes candidats à l’emploi, soulignée par l’Observatoire national de la politique de la ville dans son dernier rapport.

Intelligence émotionnelle : un nouveau test indispensable au recrutement

L’intelligence émotionnelle, vous connaissez ? Il s’agit de l’une de ces fameuses compétences douces (ou « soft skills ») qui confèrent une forte valeur ajoutée professionnelle, au-delà des seules compétences techniques. Une personne dotée d’intelligence émotionnelle est ainsi capable d’identifier les émotions, chez elle comme chez autrui, et d’élaborer une réaction appropriée. Des aptitudes dont l’évaluation s’avère essentielle lors du recrutement.

Recruter en alternance : une stratégie RH porteuse de sens

En janvier 2019, près de 263 000 salariés travaillaient sous contrat de professionnalisation, et presque 450 000 sous contrat d’apprentissage (1). Des chiffres qui augmentent significativement : depuis 2017, on enregistre une évolution de + 16 % pour les contrats de professionnalisation, et de + 7 % pour l’apprentissage. L’alternance séduit donc de plus en plus les employeurs à la recherche de nouveaux talents… et pour de bonnes raisons  !

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