Accompagner un collaborateur de retour de burn-out : nos astuces
Comment accompagner un collaborateur de retour de burn-out ?

Entre risques de rechute et surprotection infantilisante, accueillir un collaborateur revenant d’un congé lié à un burn-out peut être un défi de taille. Parce que cela demande une bonne dose de vigilance et tout autant de finesse, Adecco vous livre ses astuces pour accompagner un collaborateur de retour de burn-out !

Pour mémoire, le burn-out

Petit rappel : le burn-out est un syndrome d’épuisement physique, émotionnel et mental, touchant des employés investis mais noyés sous une charge de travail excessive. Fatigue chronique, idées noires, crise existentielle… Le burn-out est source d’une souffrance bien réelle et peut mener à une longue liste de symptômes – migraines, insomnies, troubles digestifs ou de la concentration –, et ce, parfois jusqu’à la dépression.

Dans la famille des pathologies psychiques professionnelles, le burn-out fait figure d’exception : bien que n’étant pas inscrit au tableau des maladies professionnelles, il peut être officiellement reconnu comme telle.

Quoi qu’il en soit, un burn-out nécessite un arrêt maladie, généralement de longue durée : si celle-ci dépend des salariés, de leurs symptômes et du traitement préconisé par le médecin, la moyenne constatée est de 6 à 18 mois (1). Un congé temporaire qui peut même, dans certains cas, déboucher sur une déclaration d’inaptitude médicale imposant un reclassement (2).

Retour de burn-out : les facteurs de risque

La probabilité de rechute d’un collaborateur de retour de burn-out est estimée de 30 à 40 % (3). Pour contrarier les statistiques, il vous faut traquer les facteurs de risque les plus courants. Ouvrez grand les yeux et méfiez-vous d’eux !

  • Un rythme trop intense ou des objectifs trop élevés. Chaque chose en son temps : la reprise doit s’effectuer en trottinette, pas en voiture de course !
  • Le manque de confiance. Un collaborateur de retour de burn-out manque généralement de confiance : gare au manque de reconnaissance, qui peut être fatal.
  • L’absence de communication. Pour ne pas rechuter, votre collaborateur a besoin d’être écouté et d’avoir de bons feedbacks !
  • L’infantilisation. Reconnaître la souffrance est important, mais attention à ne pas étouffer ou dévaloriser un employé en essayant de le protéger !
  • Le regard des collaborateurs. Compatissants, curieux ou méprisants, les comportements de vos collaborateurs peuvent être particulièrement difficiles à gérer pour un salarié de retour de burn-out.

Concrètement, comment accompagner un collaborateur de retour de burn-out ?

Si l’accompagnement du collaborateur exige un certain investissement, le jeu en vaut la chandelle : cela vous permettra d’améliorer les conditions globales de travail et, par la même occasion, de prévenir d’autres burn-out.

1/ Anticipez et préparez le retour au travail du collaborateur

Questionnez la part de responsabilité de l’entreprise

Vous n’y échapperez pas ! Un burn-out peut révéler une faille dans le management, les process ou l’ambiance de travail. Passez au crible l’organisation, évaluez la charge de travail et le réalisme des objectifs imposés aux salariés, renseignez-vous auprès du reste de l’équipe…

Préparez l’entourage professionnel

Expliquez le retour du collaborateur aux équipes concernées sans insister sur le burn-out. S’il n’est pas question d’étaler son état de santé, il est essentiel de lui éviter un assaut de curiosité.

Organisez une visite médicale de retour

Comme pour toute maladie professionnelle (4), le burn-out nécessite une visite médicale de reprise afin de valider la capacité du salarié à reprendre le travail.

2/ Accompagnez le collaborateur

Aménagez les conditions de travail

La reprise du travail après un burn-out doit se faire en douceur. Reprise à temps plein, à temps partiel thérapeutique (5), progressive avec des horaires aménagés ou en télétravail ? Suivez l’avis donné par le médecin lors de la visite médicale et la volonté de l’employé !

Mettez en place un suivi médico-social régulier

Proposez des visites avec le médecin, le psychologue du travail ou un assistant social pour accompagner le collaborateur et l’aider à gérer ses angoisses autant que la paperasse découlant du retour de burn-out.

Repensez le travail

Pas question de répéter les mêmes erreurs ! Répartissez la charge de travail, réorganisez le poste ou l’équipe, améliorez les process… Encore mieux ? Changez l’intéressé de poste s’il le souhaite, ou proposez-lui des formations.

Pensez au droit à la déconnexion

Encouragez le respect de la frontière entre vie privée et vie professionnelle pour aider vos salariés à décrocher. Toute l’entreprise en bénéficiera, vous inclus•e !

Impliquez-vous personnellement

Soyez présent le jour du retour du collaborateur, organisez des échanges réguliers, rassurez, expliquez… communiquez sur la durée, en somme !

Valorisez sans stigmatiser

Un collaborateur de retour de burn-out n’est pas une victime, mais un convalescent. Impliquez-le dans l’équipe, soignez l’ambiance de travail, cultivez l’entraide et la motivation en douceur. Une main de fer dans un gant de velours !

RH, managers, responsables d’équipes, vous disposez désormais des clés pour réussir l’accompagnement d’un collaborateur de retour de burn-out. Vous n’êtes pas dans cette situation ? Bonne nouvelle, mais soyez vigilant et n’oubliez pas : vous êtes garant de la qualité de vie au travail, l’un des leviers de performance les plus puissants !

(1) Capital, Burn out : une maladie professionnelle ? Définition et symptômes
(2) Association France Burn Out, Incapacité, Inaptitude
(3) L’express, « Entre 30 et 40% de risque de récidive après un burn-out »
(4) Service-Public.fr, Le salarié doit-il passer une visite médicale après un arrêt de travail ?
(5) Ministère du Travail, Temps partiel thérapeutique – la reprise d’un travail léger

Crédit photo : Pexels / Jens Johnsson

Vacances d’été : un moment crucial pour motiver et fidéliser vos talents

La période estivale est parfois propice aux départs définitifs de certains collaborateurs. Les vacances de plusieurs semaines peuvent en effet être l’occasion d’une remise en question personnelle, d’une prise de recul… et de temps disponible pour rencontrer d’autres employeurs potentiels. Pour ceux qui ne prennent pas de congés, l’été est, là aussi, une saison soulevant des interrogations liées à la surcharge de travail et à la démotivation. Il est donc temps de donner un signal fort avant d’entamer cette période délicate. Au programme : fi-dé-li-sa-tion !

Quiz - Déconnecter du travail pendant vos congés : cap’ ou pas cap’ ?

Le droit à la déconnexion, vous connaissez ? Il garantit un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, en vous autorisant à couper toute communication digitale avec votre entreprise en dehors de votre temps de travail : soirées, week-end, jours fériés et bien sûr, périodes de congé. Mais encore faut-il que vous y soyez prêt ! C’est en effet un challenge parfois difficile à relever pour les digital addicts, les fanatiques du travail ou les chefs d’entreprise. Et vous, cap’ ou pas cap’ ? Un quiz pour cerner votre profil de vacancier !

Tabous liés à l’hygiène : comment les évoquer avec vos collaborateurs ?

Un collaborateur se présente au travail les cheveux gras, il ne semble pas changer souvent de vêtements et dégage dans l’open-space une forte odeur de transpiration ou une haleine chargée qui dérange ses collègues… comment lui signaler de manière bienveillante ?

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